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Les dunes dans le Désert de Mojave

Nous quittons notre campement sauvage et faisons une longue route jusqu’à l’approche du parc national de Mojave.

Plus de 4h de route avec une petite pause essence en évitant les prix les plus chers. « Petit’ ravitaillement chez Walmart : deux Caddies pleins, de quoi tenir un bon moment. 

Tous les centres d’informations dans le parc de Mojave sont fermés. Nous trouvons un  » California inormation center », pas très loin mais les informations qu’ils nous donnent sont insuffisantes. 

Nous repartons avec une carte imprimée et une liste des routes et pistes fermées.

Voici les paysages à l’approche du parc :

En effet, nous allons en plein désert ou beaucoup des voies sont des pistes. En ce moment il y a des flash floods, ou crues soudaines, sont des montées brutales d’eau causées par de fortes pluies orageuses. Dans le désert du Mojave, le sol aride n’absorbe rien : l’eau se déverse directement sur les pistes et les routes, transformant en quelques minutes une voie poussiéreuse en véritable torrent.

Les pistes deviennent boueuses et impraticables, les routes peuvent être submergées ou même arrachées par la force de l’eau. Traverser une zone inondée est extrêmement risqué, car quelques dizaines de centimètres d’eau suffisent à emporter un véhicule. C’est l’un des grands pièges du désert. Comme dit Vineta, c’est vraiment ironique : alors que nous allons dans le désert, c’est la pluie que nous craignons !

Notre objectif est d’emmener les enfants sur les dunes de Kelso pour leur faire découvrir un désert de sable. 

Nous arrivons dans le parc très tard et j’ai identifié un lieu de campement juste avant l’entrée de la piste. Mais Vineta insiste pour qu’on rejoindre un autre campement d’ou nous pourrons directement rejoindre les dunes à pied le lendemain. Mais il est au bout d’une piste qui semble en mauvais état.

J’hésite un peu car la nuit va tomber, mais sur les documents qu’on nous a remis rien n’indique que la piste soit fermée ni même accessible qu’en 4×4. La météo n’annonce plus de grosse pluie et en cas d’urgence, même ensablés nous pourrions dormir tranquillement sur place. Et enfin même si le lieu est très peu fréquenté, il y a un peu de réseau donc on pourrait toujours appeler de l’aide.
Donc on se lance sur la piste avec notre camion de 9 mètres 50 et 6 tonnes.

Une fois partis, difficile de faire demi tour. De grandes coulées de boue ont traversé la piste qui disparaît par endroits sous le sable. Un peu plus loin, il y a même de grandes flaques d’eau.

Je suis loin d’être un expert mais n’ayant ni pelle ni plaques pour se désensabler, lorsque nous approchons de grandes zones sableuses, je me dis que seule l’inertie d’un camion de 6 tonnes lancé avec une certaine vitesse me garanti de traverser sans me retrouver bloqué dans le sable.
Ça devrait fonctionner à condition de retrouver un sol ferme de l’autre côté. Je me retrouve donc à faire des glissades sur le sable avec un énorme camping-car qui n’est pas vraiment fait pour ça !
Ca secoue vraiment dans tous les sens. A l’intérieur du camion, des tomates roulent et se répandent  partout.

Finalement, après quelques passages difficile, nous arrivons au départ du trail. Il nous reste à peine un km à franchir pour arriver au campement mais nous ne prenons pas cette peine. Nous dormons sur place, au pied du sentier, et demain matin de bonne heure nous partirons vers les dunes d’ici même !


Le lendemain matin, nous partons de bonne heure en direction des dunes après un bon petit déjeuner.

Nous voyons arriver un véhicule et discutons avec son occupant. L’après midi de la veille, donc quelques heures avant notre arrivée, il était sur le chemin du retour après avoir vu les dunes. Il voulait emprunter la piste dans l’autre sens mais s’est fait surprendre par la pluie. La piste était transformée en un véritable torrent dont il nous a montré des vidéos. Il a du rebrousser chemin et a a attendu ce matin pour de reprendre la piste.
Visiblement nos informations sur les routes ouvertes étaient périmées ! 

Nous partons donc en direction des dunes. La récente pluie a durci le sol de sable ce qui rend notre progression plus facile. Nous sommes seuls et donc les premiers à laisser nos traces dans le sable.

On se retrouve vraiment sur Arakis dans l’univers de Frank Herbert : le parfum du désert est très fort et spécial, il a ces petites souris du désert, on sent les vibrations des pas dans le sable. 

Les enfants s’amusent comme des fous à dévaler les pentes de toute les manières imaginables : en courant, en glissant, en roulant.

Finalement, après une bonne promenade sous la chaleur du désert qui commence à monter, nous arrivons au camping-car où nous avons le plaisir de prendre une bonne douche bien fraîche.

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