Une semaine à Paris — Le grand déménagement
Je pars une semaine à Paris pour expédier le container de déménagement avec toutes nos affaires à destination de la Réunion. Vol via Abu Dhabi le mardi 16, arrivée à Charles de Gaulle le mercredi matin. De là, je traverse toute la ligne B du RER depuis Roissy jusqu’à Saint-Rémy-lès-Chevreuse, chez Noémie.
La logistique commence dès ce premier jour. Je récupère ma voiture laissée dans un box Yes Park — nous l’avions abandonnée là, pleine d’affaires, au retour de notre circuit en France — et je vais la vider dans mon box Homebox à Plaisir. Le box est tellement plein que j’ai du mal à tout y caser.
Sur le chemin du retour, je récupère également une grosse commande Decathlon : palmes, paddles gonflables, combinaisons de plongée, et tout le reste.
Pour me loger, j’ai fait appel à Home Exchange et j’ai eu la chance de trouver une famille juste à côté de chez Noémie. Je pensais juste y dormir — c’est finalement une belle rencontre et nous passons quelques moments très sympas dans la semaine.
Le lendemain, je vais à Paris pour une journée chargée : check-up médical, réparation de lunettes, rendez-vous avec des vendeurs de palmes sur Le Bon Coin, magasin de plongée… Ce jour-là, je découvre les joies du RER B en mode dégradé. Interruption sur plusieurs stations, correspondance en bus — sauf que le chauffeur vient de se faire insulter et exerce son droit de retrait. Tout le monde se retrouve sur le trottoir. Les bus suivants sont bondés et ne s’arrêtent même pas. Je fais du stop, monte dans un poids lourd avec un chauffeur brésilien qui me dépose à l’arrêt suivant où je récupère le RER. J’arrive finalement chez le médecin avec presque une heure de retard.
Le surlendemain, je planifie la logistique des jours suivants avec quatre déménageurs, un menuisier, deux camions et des amis pour les conduire. Je recharge la voiture et vais chercher mes deux dernières bouteilles de plongée au Vieux Campeur.
Le samedi, rendez-vous tôt avec Néné — un super déménageur avec qui j’ai déjà travaillé plusieurs fois. Nous passons la journée à vider le box, le rationaliser, finir de tout emballer et de faire les cartons. Dix heures de travail sans s’arrêter sauf 10 minutes pour manger un sandwich.

Le dimanche, je prépare les derniers cartons avec les affaires restées chez Noémie — le seul jour où je peux aussi travailler un peu. Je finalise la logistique des jours suivants. Noémie fait connaissance avec mes hôtes, qui l’invitent pour le café.
Le lundi, je récupère la voiture de Vineta qui arrive de Castres.

Je lave les deux voitures en prévision du voyage, gère quelques retours Amazon, récupère des colis. Je commande aussi du bois à Évreux pour fabriquer une mezzanine dans le container.
Le mardi, c’est le jour J. Je vais chercher successivement deux camions de 20 mètres cubes, puis récupère trois déménageurs avec qui nous vidons le box dans ces deux camions, qui passeront la nuit en sécurité chez Homebox.



Le mercredi matin, je pars chercher un jeune déménageur titulaire du permis poids lourd pendant que Nadège récupère Matthieu à Paris. Nous nous retrouvons tous chez Homebox à Plaisir, puis prenons la route — une heure de trajet jusqu’au container situé à Évreux. Les camions sont clairement en surcharge, mais nous arrivons sans encombre.
Tout est bien organisé. La seule mauvaise surprise vient du menuisier, censé venir avec ses outils électroportatifs pour construire la mezzanine — il faudra improviser avec le plan de secours. Heureusement, le personnel de l’entrepôt a la gentillesse de mettre le container à l’ombre d’un arbre. C’est une précaution bienvenue : ce jour-là — une date imposée par le transitaire un mois plus tôt — est tout simplement le jour où la France enregistre sa plus haute température jamais mesurée.


Nous vidons les camions. Je trace à la craie au sol les emplacements des deux voitures et l’espace restant dans le fond pour les cartons. En voyant tout étalé par terre et les 2m50 de profondeur disponibles à l’arrière, je me dis que ça ne rentrera jamais. Finalement non seulement tout rentre, mais nous n’avons besoin de construire la mezzanine qu’au-dessus d’une seule voiture. Nous perdons du temps à cause du menuisier, mais à une minute près j’arrive à rapporter le bois inutilisé chez Bricoman, puis à foncer avec le camion pour restituer les deux véhicules à l’agence Ada en région parisienne avant sa fermeture à 18h.









Tout cela aurait été impossible sans Nadège et Matthieu, présents pour m’aider et gérer les imprévus. L’équipe de déménageurs était top comme d’habitude — des jeunes bosseurs et motivés, réservés sur l’application Yoojo et que je connaissais déjà pour la plupart.
Le lendemain matin très tôt, je repars de Saint-Rémy direction l’aéroport.