Dong Hoi
Le matin, j’ai réservé un chauffeur qui nous emmène à Dong Hoi, une petite ville balnéaire à une heure de route de Phong Nha.


Après une jolie route, nous arrivons vers 9h30 — et il fait déjà une chaleur écrasante.
Notre hôtel est modeste mais en bord de mer : quatre matelas au sol dans une family room. On ne peut pas tout avoir, et le choix est très limité quand on cherche une chambre pour cinq. Mais ça nous convient très bien.
Plutôt que d’aller directement à la mer comme prévu, nous faisons une brève promenade avant de piquer vers la fraîcheur d’un petit centre commercial voisin, qui abrite une aire de jeux pour enfants. Nous pensions qu’Adrien serait trop grand pour ce genre d’endroit — en réalité, il s’amuse autant que ses frères. Piscine à balles, mini terrain de foot, déguisements et toutes sortes d’autres jeux. Les enfants s’amusent tellement que nous décidons d’y revenir le lendemain. Pendant ce temps, j’en profite pour terminer l’organisation du voyage au Sri Lanka et réserver les hôtels.





Avant de rejoindre l’aire de jeux, nous déjeunons chez Spicybox, une chaîne de restaurants coréens où l’on fait cuire les aliments dans un bouillon à table. L’avantage : tous les ingrédients sont présentés dans un buffet en libre accès, parfait avec des enfants. Nous avions déjà testé cette formule dans une autre ville et ils adorent. C’est très convivial, le repas dure longtemps — ce qui convient bien à leur rythme. Pour le dessert, pastèque, comme toujours très appréciée. Détail très vietnamien : les sodas sont gratuits mais l’eau en bouteille est payante.
L’après-midi, nous nous promenons le long du bord de mer. Juste en face de l’hôtel s’étend une longue rangée de dizaines de restaurants de fruits de mer — des adresses pour les Vietnamiens, pas pour les touristes, où l’on mange sur de petits tabourets en plastique. Nous continuons un peu plus loin et arrivons à une plage surveillée où des centaines de personnes se baignent. Nous avions repéré un glacier juste en face — petite glace sur la plage avant de se mettre à l’eau. Les enfants font des châteaux de sable et s’amusent énormément malgré la chaleur.





Au retour, vers l’heure du coucher du soleil, nous nous arrêtons dans l’un des restaurants de fruits de mer. C’est toujours un peu délicat ce genre d’endroit — on ne comprend rien, les prix ne sont pas affichés, et nous avons eu quelques expériences désagréables de ce type au Vietnam. Mais Dong Hoi est une ville à part. Nous sommes visiblement les seuls touristes étrangers, et les gens sont d’une gentillesse remarquable. Dès mon arrivée en ville, alors que je cherchais l’hôtel mal indiqué, deux personnes se sont spontanément proposées pour m’aider. Et ce ne sera pas la dernière fois — des taxis s’arrêteront d’eux-mêmes plusieurs fois pour nous aider, sans arrière-pensée. C’est probablement la ville où nous aurons été le plus touchés par la gentillesse des habitants. Donne beaucoup de gens s’arrêtent pour saluer les enfants parfois toucher Thomas.







Le restaurant est fidèle à cette image. J’y vais prudemment au début, en demandant le prix de chaque chose, mais très rapidement je vois que les restaurateurs sont honnêtes. Nous mangeons des crabes — j’apprends aux enfants à les décortiquer, ils jouent avec les pinces — puis un poisson dont les yeux, cuits, forment deux petites billes blanches et dures. Alexandre mange l’un, Thomas mange l’autre. Il mange aussi les joues. Nous prenons également différentes sortes de coquillages que les enfants adorent, comme à chaque fois. Un très beau repas en bord de mer, avant de rentrer se coucher.