Dernier jour au Vietnam
Nous nous réveillons tranquillement et allons manger des pancakes soufflés japonais dans un restaurant repéré de l’autre côté de la rivière. Un vrai régal !
La suite est nettement plus chaotique. La compagnie aérienne Batik Air, censée nous emmener au Sri Lanka via Kuala Lumpur, se révèle être l’une des pires que j’aie jamais prises. J’avais bien sûr vérifié les aspects liés à la sécurité de leurs avions avant de réserver, et j’avais vu que les retards étaient fréquents — mais ça, ça dépasse tout ce que j’ai jamais connu. Entre la réservation et le vol, je reçois à 7 reprises des notifications m’annonçant un changement d’horaire, voire carrément un changement de vol. Et ce matin-là, jour du départ, à 5h du matin, nouvelle notification : le deuxième vol partira 30 minutes avant l’arrivée du premier. La correspondance sera évidemment impossible, mais c’est un détail qu’ils n’ont pas relevé.
J’envoie des mails dès 6h du matin. Je les contacte sur WhatsApp et Messenger. J’appelle au Vietnam et en Malaisie — ça raccroche après 30 minutes d’attente. J’utilise même leur formulaire de contact sur le site. Rien. Aucune réponse.
C’est pourquoi, après le petit-déjeuner et l’aéroport étant mort mtout proche, je décide d’y aller directement. Leur bureau est fermé. Je passe un bon moment avec le personnel de l’aéroport à essayer de trouver une solution, mais rien n’aboutit. Nous devons revenir trois heures avant le vol pour tenter de discuter avec le personnel de la compagnie, qui devrait enfin être arrivé.
Retour à l’hôtel pour faire les bagages. Je sélectionne un bon restaurant pour un dernier barbecue vietnamien avant le départ et c’est un grand succès ! Le lieu semble être une institution locale et nous sommes les seuls étrangers comme souvent. Les gens nous observent d’ailleurs avec beaucoup d’intérêt ! C’est copieux, excellent, et nous passons un très bon moment.
Puis nous partons tranquillement pour l’aéroport, où nous patientons encore un peu avant l’arrivée du personnel de cette compagnie fantôme.
Après de longues discussions, il s’avère finalement que le deuxième vol aura suffisamment de retard pour que nous puissions prendre la correspondance malgré tout. Un peu de stress, mais tout se passe bien, et nous arrivons à Colombo dans la nuit avec plusieurs heures de retard.
Pendant l’escale à Kuala Lumpur, nous prenons un petit train pour changer de terminal, et Thomas oublie son sac à l’intérieur. Heureusement, je le récupère au retour du train.




Nous atterrissons enfin à Colombo, les enfants complètement épuisés. De mon côté, j’utilise une nouvelle application, un peu l’équivalent local de Grab, qui s’appelle Pickup pour commander un taxi — bien moins cher que les navettes d’hôtel.
En arrivant devant l’hôtel, son emplacement n’est pas clair. Je descends du taxi et pars le chercher dans la nuit. Je demande à des voisins, très sympathiques, mais qui semblent ne pas connaître notre hôtel ce qui n’est pas franchement rassurant. Je finis par repérer l’enseigne, tellement décolorée qu’on distingue à peine le nom de l’hôtel. Une grille fermée. J’appelle, et au bout d’un moment, un Sri-lankais à moitié nu débarque, visiblement tiré de son sommeil. Pas vraiment ce à quoi je m’attendais, alors que la réservation sur Booking laissait entendre une réception ouverte 24h/24. En réalité, c’était le gardien de nuit, endormi, qui a fini par entendre et venir nous ouvrir.
Je porte Thomas jusqu’au lit. Les enfants s’endorment presque instantanément, épuisés. L’hôtel paraît vraiment délabré, loin de sa description sur le site ! Je me dis alors que ça risque d’être comme ça pendant tout le séjour au Sri Lanka, puisque cet hôtel est plutôt dans le haut de gamme de ce que j’ai réservé. Il y avait aussi un gros cafard sur le lit, ce qui ne donne pas une très bonne impression même si, je ne pense pas que ce soit un vrai critère de jugement car ça peut arriver n’importe où dans ces pays.